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Chimie · Première · 16 min de lecture

Concentration en quantité de matière et dilution

C = n / V (mol/L), lien C_m = C × M, dilution : C₀ V₀ = C V, facteur de dilution, préparation par dilution (fiole jaugée, pipette).

Chapitre du programme : Constitution et transformations de la matière

Bloc 1 sur 7 · Comprendre

Comprendre : compter le soluté en moles par litre

En seconde, tu as appris à caractériser une solution par sa concentration en masse Cm=m/VC_m = m / V, en grammes par litre : combien de grammes de soluté dans chaque litre de solution. C'est commode pour peser, mais inutilisable pour raisonner sur une réaction : une équation compte des moles, pas des grammes. La 1re introduit donc la grandeur qui parle le langage des équations.

La concentration en quantité de matière CC d'un soluté est la quantité de matière de ce soluté par litre de solution : C=n/VC = n / V, avec nn en moles, VV le volume de la solution en litres, et CC en moles par litre (mol/L\mathrm{mol/L}, noté aussi molL1\mathrm{mol \cdot L^{-1}}).

C=nVC = \frac{n}{V}

Une solution à 0,100{,}10 mol/L contient 0,100{,}10 mol de soluté dans chaque litre — donc 0,0100{,}010 mol dans 100100 mL, 0,00100{,}0010 mol dans 1010 mL. La relation se lit dans les trois sens : n=C×Vn = C \times V donne la quantité de matière d'un prélèvement, V=n/CV = n / C le volume qui contient une quantité donnée.

Le lien avec la seconde est immédiat, puisque m=n×Mm = n \times M :

Cm=mV=n×MV=C×M.C_m = \frac{m}{V} = \frac{n \times M}{V} = C \times M.

Une solution de glucose (M=180,0M = 180{,}0 g/mol) à 0,5000{,}500 mol/L a une concentration en masse de 0,500×180,0=90,00{,}500 \times 180{,}0 = 90{,}0 g/L. Les deux grandeurs décrivent la même solution ; l'une compte, l'autre pèse.

Deux points de vocabulaire qui évitent la moitié des erreurs. Le volume VV est celui de la solution — le liquide final, soluté compris —, pas celui du solvant versé : quand on dissout du sucre dans de l'eau, on ajuste le volume de la solution au trait de jauge d'une fiole, on ne mesure pas l'eau. Et la concentration est une grandeur intensive : prélever la moitié d'une solution ne change pas sa concentration, seulement la quantité de soluté emportée.

Préparer une solution par dissolution. Pour obtenir un volume VV d'une solution de concentration CC, on calcule la quantité de soluté nécessaire, n=C×Vn = C \times V, puis la masse à peser, m=n×Mm = n \times M. On dissout cette masse dans un peu d'eau distillée dans une fiole jaugée de volume VV, on complète au trait de jauge, on homogénéise. Pour 250,0250{,}0 mL de glucose à 0,5000{,}500 mol/L : n=0,500×0,2500=0,125n = 0{,}500 \times 0{,}2500 = 0{,}125 mol, m=0,125×180,0=22,5m = 0{,}125 \times 180{,}0 = 22{,}5 g.

Bloc 2 sur 7 · Approfondir

Approfondir : diluer, c'est conserver le soluté

Le geste. Diluer une solution, c'est y ajouter du solvant pour la rendre moins concentrée. Au laboratoire : on prélève un volume V0V_0 de la solution mère, de concentration C0C_0, à la pipette jaugée ; on le verse dans une fiole jaugée de volume VV ; on complète avec de l'eau distillée jusqu'au trait de jauge ; on homogénéise. On obtient un volume VV de solution fille, de concentration CC.

L'invariant. Pendant toute l'opération, on ajoute de l'eau — jamais de soluté. La quantité de matière de soluté dans la fiole est donc exactement celle qui a été prélevée à la pipette :

npreˊleveˊe=C0×V0etndans la fiole=C×VC0V0=CV.n_{\text{prélevée}} = C_0 \times V_0 \qquad \text{et} \qquad n_{\text{dans la fiole}} = C \times V \qquad \Rightarrow \qquad C_0\,V_0 = C\,V.

C'est la seule relation de la dilution, et elle n'est pas une formule à retenir : elle découle de l'invariant. Si tu l'oublies, tu la retrouves en une ligne en écrivant que le soluté est le même avant et après. Elle vaut pour n'importe quelle unité de volume, à condition d'utiliser la même pour V0V_0 et VV.

Le facteur de dilution. On appelle facteur de dilution le rapport

F=C0C=VV0.F = \frac{C_0}{C} = \frac{V}{V_0}.

Il dit combien de fois la solution a été diluée ; il est sans unité et toujours supérieur à 11 — une solution fille est moins concentrée que sa mère. Prélever 20,020{,}0 mL et compléter à 100,0100{,}0 mL, c'est diluer 55 fois : F=100,0/20,0=5F = 100{,}0 / 20{,}0 = 5, et C=C0/5C = C_0 / 5. Si un calcul donne un facteur inférieur à 11, le rapport est inversé.

Le piège du volume d'eau. Dans l'exemple, on a ajouté environ 8080 mL d'eau. Ce nombre est une fausse donnée : le volume qui entre dans C=n/VC = n / V est le volume final de la solution, 100,0100{,}0 mL, celui de la fiole. Diviser par 8080 mL donnerait une concentration fausse, plus grande d'un quart. Les énoncés mentionnent parfois le volume d'eau ajouté précisément pour tester ce point ; le volume utile est toujours celui de la verrerie jaugée.

Pourquoi la verrerie jaugée. Une pipette jaugée délivre un volume précis (à quelques centièmes de millilitre près) ; une fiole jaugée contient un volume précis jusqu'à son trait. Une éprouvette graduée ou un bécher sont dix à cent fois moins précis. Préparer une solution de concentration connue, c'est choisir la verrerie qui garantit V0V_0 et VV : c'est de là que vient la fiabilité de CC. Les volumes des exercices sont ceux du laboratoire réel — pipettes de 55, 1010, 2020, 2525 mL ; fioles de 5050, 100100, 200200, 250250, 500500 mL.

Diluer en cascade. Pour diviser une concentration par 100100 à partir d'une pipette de 1010 mL, on ne cherche pas une fiole de 11 L : on dilue 1010 fois, puis encore 1010 fois. Les facteurs se multiplient (10×10=10010 \times 10 = 100), parce que chaque étape conserve le soluté prélevé à l'étape précédente.

Ce que cette leçon ne traite pas. Mélanger deux solutions de concentrations différentes et calculer la concentration du mélange : c'est une conservation de la quantité de matière, à la portée des mêmes outils, mais ici on ne mélange qu'une solution et de l'eau.

Bloc 3 sur 7 · Exemple

Exemple guidé : une solution de glucose, mère puis fille

Énoncé. On prépare V1=250,0V_1 = 250{,}0 mL d'une solution mère de glucose C6H12O6\mathrm{C_6H_{12}O_6} de concentration C0=0,500C_0 = 0{,}500 mol/L. On en prélève ensuite V0=20,0V_0 = 20{,}0 mL à la pipette jaugée, que l'on verse dans une fiole jaugée de V=100,0V = 100{,}0 mL, complétée avec environ 8080 mL d'eau distillée jusqu'au trait de jauge. Données : M(C)=12,0M(\mathrm{C}) = 12{,}0 g/mol, M(H)=1,0M(\mathrm{H}) = 1{,}0 g/mol, M(O)=16,0M(\mathrm{O}) = 16{,}0 g/mol.

Calculer la masse de glucose à peser pour la solution mère et sa concentration en masse ; puis la concentration de la solution fille et le facteur de dilution.

---

1. La masse molaire du glucose.

M=6×12,0+12×1,0+6×16,0=72,0+12,0+96,0=180,0 g/mol.M = 6 \times 12{,}0 + 12 \times 1{,}0 + 6 \times 16{,}0 = 72{,}0 + 12{,}0 + 96{,}0 = 180{,}0\ \text{g/mol}.

2. La quantité de soluté de la solution mère. Le volume se convertit d'abord : V1=250,0V_1 = 250{,}0 mL, soit V1=0,2500V_1 = 0{,}2500 L.

n1=C0×V1=0,500×0,2500=0,125 mol.n_1 = C_0 \times V_1 = 0{,}500 \times 0{,}2500 = 0{,}125\ \text{mol}.

3. La masse à peser.

m=n1×M=0,125×180,0=22,5 g.m = n_1 \times M = 0{,}125 \times 180{,}0 = 22{,}5\ \text{g}.

On pèse 22,522{,}5 g de glucose, on les dissout dans un peu d'eau distillée dans la fiole de 250,0250{,}0 mL, on complète au trait, on homogénéise.

4. La concentration en masse, pour le lien avec la seconde.

Cm=C0×M=0,500×180,0=90,0 g/L.C_m = C_0 \times M = 0{,}500 \times 180{,}0 = 90{,}0\ \text{g/L}.

Contrôle : 22,522{,}5 g dans 0,25000{,}2500 L font bien 22,5/0,2500=90,022{,}5 / 0{,}2500 = 90{,}0 g/L ✔.

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5. La dilution : écrire l'invariant. Le soluté prélevé est le soluté de la fiole. Volumes en litres : V0=0,0200V_0 = 0{,}0200 L, V=0,1000V = 0{,}1000 L.

n0=C0×V0=0,500×0,0200=0,0100 mol.n_0 = C_0 \times V_0 = 0{,}500 \times 0{,}0200 = 0{,}0100\ \text{mol}.

6. La concentration de la solution fille.

C=n0V=0,01000,1000=0,100 mol/L.C = \frac{n_0}{V} = \frac{0{,}0100}{0{,}1000} = 0{,}100\ \text{mol/L}.

La solution fille est à C=0,100C = 0{,}100 mol/L : cinq fois moins concentrée que la mère.

7. Le facteur de dilution, dans les deux écritures.

F=C0C=0,5000,100=5,F=VV0=100,020,0=5.F = \frac{C_0}{C} = \frac{0{,}500}{0{,}100} = 5, \qquad F = \frac{V}{V_0} = \frac{100{,}0}{20{,}0} = 5.

Les deux calculs coïncident, et F>1F > 1 ✔.

8. Le piège, nommé. Avec le volume d'eau ajouté au lieu du volume final : 0,0100/0,0800=0,1250{,}0100 / 0{,}0800 = 0{,}125 mol/L — une valeur fausse d'un quart. La fiole contient 100,0100{,}0 mL de solution, pas 8080 : les 20,020{,}0 mL prélevés en font partie. Le volume qui compte est celui de la solution, lu sur la verrerie jaugée, jamais celui de l'eau versée.

Bloc 4 sur 7 · Visualiser

Visualiser : dissoudre puis diluer, gestes et invariants

Figure (fig.chemistry.molar-concentration-dilution, SVG programmatique à produire) : deux bandes horizontales, une par protocole, chacune en trois étapes de gauche à droite, avec les grandeurs écrites sous chaque étape.

  • Bande du haut — la dissolution. Étape 1 : une balance affichant « 22,522{,}5 g » avec une coupelle de poudre, légende « m=n×Mm = n \times M ». Étape 2 : la poudre versée dans une fiole jaugée de 250,0250{,}0 mL à moitié remplie d'eau, un entonnoir, légende « dissoudre dans un peu d'eau ». Étape 3 : la fiole remplie jusqu'au trait de jauge, bouchée, retournée (flèche circulaire « homogénéiser »), légende « V=250,0V = 250{,}0 mL de solution, C0=0,500C_0 = 0{,}500 mol/L, n=0,125n = 0{,}125 mol ». Un cartouche : « le trait de jauge fixe le volume de solution, pas d'eau ».
  • Bande du bas — la dilution. Étape 1 : une pipette jaugée de 20,020{,}0 mL plongée dans la solution mère, légende « n0=C0V0=0,0100n_0 = C_0 V_0 = 0{,}0100 mol ». Étape 2 : la pipette vidée dans une fiole jaugée de 100,0100{,}0 mL, une pissette d'eau distillée qui complète, légende « on ajoute de l'eau, jamais de soluté ». Étape 3 : la fiole au trait, bouchée, retournée, légende « V=100,0V = 100{,}0 mL, C=0,100C = 0{,}100 mol/L, n=0,0100n = 0{,}0100 mol : le même ». Une accolade relie les étapes 1 et 3 avec l'égalité « C0V0=CVC_0 V_0 = C V », et un compteur « F=5F = 5 ».
  • En marge droite, un petit schéma « quantité de soluté » : deux rectangles de même aire, l'un étroit et haut (mère : petit volume, forte concentration), l'autre large et bas (fille : grand volume, faible concentration), avec la mention « même aire = même nn ».
  • Un cartouche barré, sous la bande du bas : « 8080 mL d'eau ajoutée » avec une croix, et la mention « le volume utile est celui de la fiole : 100,0100{,}0 mL ».

Ce qu'il faut lire. Les deux bandes ont la même dernière étape — une fiole au trait —, parce que dans les deux cas le volume qui définit la concentration est celui de la solution dans la verrerie jaugée. La bande du bas montre l'invariant sous forme d'une quantité de soluté qui voyage de la pipette à la fiole sans changer ; le schéma des rectangles en donne l'image : diluer, c'est étaler la même quantité sur un plus grand volume.

La figure en détail : deux rangées de trois dessins. En haut, une balance qui affiche vingt-deux grammes et demi de poudre, puis la poudre versée dans une fiole jaugée de deux cent cinquante millilitres avec un peu d'eau, puis la fiole remplie jusqu'à son trait, bouchée et retournée pour mélanger, avec la concentration obtenue écrite dessous. En bas, une pipette jaugée de vingt millilitres qui prélève dans cette solution, puis la pipette vidée dans une fiole jaugée de cent millilitres que l'on complète à l'eau distillée, puis la fiole au trait, retournée, avec la nouvelle concentration, cinq fois plus petite, et la mention que la quantité de soluté n'a pas changé. Une accolade entre le premier et le dernier dessin porte l'égalité des produits concentration fois volume. À droite, deux rectangles de même aire, l'un étroit et haut, l'autre large et bas, illustrent qu'on étale la même quantité sur un plus grand volume. Sous la rangée du bas, la mention « quatre-vingts millilitres d'eau ajoutée » est barrée, avec le rappel que le volume utile est celui de la fiole.

Dissoudre puis diluer : gestes et invariants (glucose, 0,500 mol/L puis 0,100 mol/L) — Deux bandes horizontales, une par protocole, chacune en trois étapes de gauche à droite, avec les grandeurs écrites sous chaque étape.

Bloc 5 sur 7 · Formules

Relations à retenir

  • C=nVn=CVV=nC(n en mol, V en L, C en mol/L)C = \frac{n}{V} \qquad n = C\,V \qquad V = \frac{n}{C} \qquad (n \text{ en mol},\ V \text{ en L},\ C \text{ en mol/L})
  • Cm=C×M(g/L=mol/L×g/mol)C_m = C \times M \qquad (\text{g/L} = \text{mol/L} \times \text{g/mol})
  • dilution : C0V0=CV(meˆme quantiteˊ de soluteˊ avant et apreˋs)\text{dilution : } C_0\,V_0 = C\,V \qquad (\text{même quantité de soluté avant et après})
  • F=C0C=VV0>1(sans uniteˊ)F = \frac{C_0}{C} = \frac{V}{V_0} > 1 \qquad (\text{sans unité})
Tableau : Relation, Énoncé, Domaine de validité
RelationÉnoncéDomaine de validité
Concentration en quantité de matièreC=n/VC = n / VVV = volume de solution, en litres ; solution homogène
Lien avec la concentration en masseCm=C×MC_m = C \times MMM du soluté tel qu'il est pesé
Masse à peserm=C×V×Mm = C \times V \times Mpréparation par dissolution, fiole jaugée de volume VV
DilutionC0V0=CVC_0 V_0 = C Von ajoute du solvant seulement ; VV = volume final ; V0V_0 et VV dans la même unité
Facteur de dilutionF=C0/C=V/V0F = C_0 / C = V / V_0toujours >1> 1 ; les facteurs de dilutions successives se multiplient

Les unités. CC en mol/L\mathrm{mol/L} ; un volume donné en millilitres se convertit en litres avant tout calcul de nn ou de CC (11 mL =103= 10^{-3} L). Dans C0V0=CVC_0 V_0 = C V et dans F=V/V0F = V / V_0, seule compte l'égalité des unités des deux volumes.

Le protocole de dilution, en cinq gestes. Calculer V0=CV/C0V_0 = C V / C_0 ; prélever V0V_0 à la pipette jaugée ; verser dans la fiole jaugée de volume VV ; compléter à l'eau distillée jusqu'au trait de jauge ; boucher et homogénéiser. La précision de CC vient de la verrerie jaugée, pas du calcul.

Vers la suite. La leçon suivante distingue la concentration en soluté apporté (celle-ci) des concentrations effectives des ions libérés par un solide ionique ; le titrage colorimétrique utilisera C=n/VC = n / V pour remonter à la concentration d'une solution inconnue.

Bloc 6 sur 7 · Pièges

Pièges fréquents

  1. Croire que la quantité de soluté change lors d'une dilution. On ajoute de l'eau, pas de soluté : nn est le même dans la pipette et dans la fiole. C'est l'invariant qui fonde C0V0=CVC_0 V_0 = C V — ce qui change, c'est la concentration, parce que le volume a grandi.
  2. Prendre pour VV le volume d'eau ajouté. Le volume qui définit la concentration est celui de la solution finale, lu sur la fiole jaugée. Avec 8080 mL d'eau au lieu des 100,0100{,}0 mL de la fiole, la concentration calculée est fausse d'un quart.
  3. Inverser le facteur de dilution. F=C0/C=V/V0F = C_0 / C = V / V_0, mère sur fille, final sur prélevé : toujours supérieur à 11. Un « facteur 0,20{,}2 » est un rapport écrit à l'envers.
  4. Oublier de convertir les millilitres. C=n/VC = n / V exige VV en litres : 20,020{,}0 mL, c'est 0,02000{,}0200 L. Dans C0V0=CVC_0 V_0 = C V, en revanche, on peut garder les millilitres des deux côtés — mais pas d'un seul.
  5. Confondre volume de solvant et volume de solution. On ne mesure pas l'eau versée : on ajuste le volume total au trait de jauge. Dissoudre 22,522{,}5 g de glucose dans 250250 mL d'eau ne donne pas 250250 mL de solution.
  6. Confondre CC et CmC_m. Les deux décrivent la même solution, mais l'une compte des moles, l'autre des grammes ; Cm=C×MC_m = C \times M les relie. Une concentration « de 9090 » sans unité ne veut rien dire.
  7. Prendre la concentration pour une quantité. Prélever 1010 mL d'une solution à 0,5000{,}500 mol/L n'emporte pas 0,5000{,}500 mol mais 0,500×0,010=0,00500{,}500 \times 0{,}010 = 0{,}0050 mol. La concentration ne change pas avec le prélèvement ; la quantité, si.

Bloc 7 sur 7 · Vérifier

Vérifier : préparer une solution fille

Le modèle d'entraînement. L'exercice associé à cette leçon décrit une dilution avec la verrerie réelle du laboratoire (pipettes de 55 à 2525 mL, fioles de 5050 à 500500 mL) et demande le volume de solution mère à prélever, la concentration de la solution fille ou le facteur de dilution ; dans la moitié des énoncés, le volume d'eau ajouté est mentionné, et le corrigé nomme la valeur fausse qu'il donnerait. Un modèle voisin travaille C=n/VC = n / V dans les trois sens et la masse à peser pour une dissolution.

Énoncé type. On prélève V0=10,0V_0 = 10{,}0 mL d'une solution mère de chlorure de sodium de concentration C0=0,200C_0 = 0{,}200 mol/L à la pipette jaugée, on les verse dans une fiole jaugée de 250250 mL et on complète avec de l'eau distillée jusqu'au trait de jauge. Calculer la concentration CC de la solution fille, puis le facteur de dilution.

Corrigé complet.

1. L'invariant. La quantité de soluté prélevée ne change pas pendant la dilution : on ajoute de l'eau, pas de soluté. Donc C0V0=CVC_0 V_0 = C V.

2. La quantité prélevée. V0=10,0V_0 = 10{,}0 mL, soit V0=0,0100V_0 = 0{,}0100 L.

n=C0V0=0,200×0,0100=0,00200 mol.n = C_0 V_0 = 0{,}200 \times 0{,}0100 = 0{,}00200\ \text{mol}.

3. La concentration fille. Le volume final est celui de la fiole : V=250V = 250 mL, soit V=0,250V = 0{,}250 L.

C=nV=0,002000,250=0,00800 mol/L=8,00×103 mol/L.C = \frac{n}{V} = \frac{0{,}00200}{0{,}250} = 0{,}00800\ \text{mol/L} = 8{,}00 \times 10^{-3}\ \text{mol/L}.

4. Le facteur de dilution.

F=C0C=0,2000,00800=25,ou F=VV0=25010,0=25.F = \frac{C_0}{C} = \frac{0{,}200}{0{,}00800} = 25, \qquad \text{ou } F = \frac{V}{V_0} = \frac{250}{10{,}0} = 25.

La solution mère a été diluée 2525 fois : C=8,00×103C = 8{,}00 \times 10^{-3} mol/L.

5. Contrôler. F>1F > 1 ✔ ; C<C0C < C_0 ✔ ; et C×V=0,00800×0,250=0,00200C \times V = 0{,}00800 \times 0{,}250 = 0{,}00200 mol, la quantité prélevée ✔.

Auto-contrôle. Ai-je utilisé le volume de la fiole, et non celui de l'eau ajoutée ? Mes deux volumes sont-ils dans la même unité ? Et le facteur trouvé est-il supérieur à 11 ?

Sources

  • BO spécial n°1 du 22 janvier 2019 — programme de spécialité physique-chimie de première générale, « Constitution et transformations de la matière : détermination d'une quantité de matière — concentration en quantité de matière, dissolution, dilution »
  • S. Zumdahl, S. Zumdahl, Chimie générale, De Boeck, chap. « Types de réactions chimiques et stœchiométrie des solutions » — molarité, dilution
  • P. Atkins, J. de Paula, Chimie physique, De Boeck — concentration molaire et préparation des solutions

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